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Pourquoi les femmes n'ont plus de poils aux aisselles en 2018 et pourquoi je me désolidarise d'elles...

Plus on secrète l'hormone sexuelle femelle et moins on a de poils. Plus on secrète l'hormone sexuelle mâle et plus on est poilu. Tout est dit sur la situation des poils dans nos sociétés et sur la signification de la disparition de poils pubiens sur les corps des femmes et la prolifération d'hommes barbu. A travers nos poils, nous cherchons à affirmer notre genre sexuel et surtout, notre capacité à incarner notre rôle social. Le poil est le summum de tous nos paradoxes sociaux dans nos sociétés débiles dites progressistes et modernes. A force d'interchanger les rôles sociaux de la femme et de l'homme en donnant à Jacquie ce qui appartient à Michel, nous avons développer des codes sociaux tacites, de résistance, pour affirmer notre appartenance sexuelle. Ainsi l'homme imberbe se retrouve au rang des pédés et les femmes poilus sont devenus des gouines.

Peu importe que la femme sans poil soit la pire mère du monde (la parentalité restant tout de même le but naturel de la rencontre homme-femme), incapable de survire ou de s'occuper d'elle, de sa maison ou de ses enfants, si elle n'a pas de poils, ça passe !!!

Peu importe que l'homme à barbe soit gonflé à la créatine et soit incapable de soulever une valise ou de monter un meuble Ikea, s'il a su trouver le dernier Barber shop à la mode, ça passe !!!

Le poil est devenu objet de dégoût chez la femme et objet de désir chez l'homme dans une société qui fait mine de vouloir gommer toutes les différences de genre et qui prône un égalitarisme impossible entre les deux sexes d'une même espèce dont les plus grands spécialistes n'ont plus aucuns doute depuis des centaines d'années sur les différences de fonctionnement des uns et des autres. Les neurosciences ont posé depuis des années les éléments nécessaires à un bon fonctionnement physique et psychique des uns et des autres, mais une belle bande de crevure s'amusent à vendre à Jacquie ce qui ne fonctionnera jamais qu'avec Michel... Et ça fait bien vendre ! Pendant qu'on apprend aux petits garçons à devenir des princesses et aux petites filles à devenir des bon père de famille, pendant que Ruffo prépare les anxio par truelle et attend de pied ferme des humains non pubère pour un changement de sexe facturée le prix des larmes de toute une civilisation qui s'éteint, les poils font leur vie sur les uns et disparaissent sur les autres.

Je me désolidarise de ce mouvement pour une raison très simple : déjà par confort. Il est beaucoup plus confortable pour moi de ne pas me faire mal. Je n'aime pas me raser, je ne crois m'être épilé un jour car je suis trop douillette pour ça et les crèmes dépilatoires puent trop le cancer, je ne peux pas. Ensuite, je n'enlève pas mes poils parce que je cherche un homme... Je cherche mon Homme. Et je cherche un vrai homme, pour toute ma vie et la sienne. Un jour, je me suis retrouvé en face de cette question devant mes poils que je m'apprêtais à raser pour un rendez-vous : est ce que tu veux d'un homme qui ne sait même pas que tu as des poils et à quoi tu ressembles au complet ? Est ce que tu veux d'un homme qui n'est pas capable de t'accepter comme tu es ? Comme tu as été conçue... Tu es une femme qui a en elle des hormones qui fabriquent des poils. Est ce que tu veux mentir à ton homme en te faisant passer pour la femme que tu n'es pas ? Et quand il y aura erreur sur la personne, à qui vas-tu te plaindre ? S'il n'avait pas toutes les données, à qui vas tu en vouloir qu'il se soit trompé sur toi ? Qui a trompé qui ?

Cela ne me dérange pas de raser mes poils. Mais d'abord, il faut que je trouve mon homme... Mes aisselles seront un peu comme la cheminée du Vatican, le jour où vous les verrez rasé, vous saurez que quelqu'un a été élu.

Le dernier point qui me fait garder mes poils est que je souhaite que mes filles acceptent leur corps comme elles sont et ne fassent pas de complexes ou de rejet de ce qu'elles sont. Je pense que c'est un bon exemple à donner à des petites filles, de savoir accepter son corps de femme, dans toute sa beauté, comme il est, en même temps que d'apprendre à s'adapter à la société. Je veux qu'elles sachent qu'une femme humaine a des poils sous les bras, sur le sexe, sous le menton parfois, sur le ventre ou les seins et que ça ne fait pas d'elle des humaines dégueulasses et sales, mais simplement des humaines gorgées d'une hormone qui fait qu'elles savent aussi porter une valise à leur taille et monter un meuble ikea, parfois... Mais je leur apprend également, que la place des femmes est auprès de leurs enfants quand elles ont eu la chance incroyable de trouver un homme qui leur a donné envie d'en faire avec lui, qu'il ai du poil au menton, ou pas.


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