Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Le « point du mari » : rien que le nom sonne comme une vieille blague douteuse racontée en salle de garde. Et pourtant, derrière cette expression un peu grinçante se cache une réalité bien moins amusante. On parle ici d’une pratique supposée consistant, après un accouchement par voie basse, à ajouter un point de suture « en bonus » lors de la réparation du périnée. Le but ? Rendre le vagin plus « serré », pour le plaisir du partenaire masculin. Oui, dit comme ça, ça ressemble déjà à une très mauvaise idée.

Petite mise au point d’entrée : ce « point du mari » n’existe pas officiellement en médecine. Aucun manuel sérieux ne recommande de jouer les couturiers créatifs après un accouchement. En théorie, les sutures servent uniquement à réparer ce qui a été étiré ou déchiré, pas à redessiner l’anatomie selon des critères discutables. On n’est pas dans une émission de relooking.

Alors pourquoi en parle-t-on encore ? Parce que de nombreux témoignages racontent que cette pratique aurait bel et bien existé, parfois accompagnée de blagues du type « on rajoute un point pour monsieur ». Ambiance. Au-delà du malaise évident, le problème est surtout médical : trop serrer peut entraîner des douleurs lors des rapports, une gêne persistante, et franchement, personne n’a accouché pour gagner un abonnement à la douleur chronique.

Ce sujet met aussi en lumière un angle mort historique de la médecine : pendant longtemps, le confort des femmes passait un peu après le reste. Aujourd’hui, heureusement, les choses ont évolué. Les professionnels de santé sont formés à respecter le corps, le consentement et, accessoirement, le fait que les patientes ne sont pas des projets de bricolage.

Il faut aussi rappeler une chose simple : après un accouchement, le corps change. C’est normal, logique, et même assez impressionnant quand on y pense. Mais ces changements ne sont pas des « défauts » à corriger en douce avec une aiguille. Si une femme a des préoccupations, elles doivent être discutées clairement avec un professionnel, pas traitées à la sauvette entre deux points de suture.

Aujourd’hui, le « point du mari » est surtout devenu un symbole. Celui d’une époque où certaines décisions médicales se prenaient sans vraiment demander l’avis principal concerné. La bonne nouvelle, c’est que les mentalités évoluent : plus d’écoute, plus de transparence, et beaucoup moins de blagues douteuses au bloc.

Moralité ? En médecine comme ailleurs, mieux vaut réparer correctement que « customiser » n’importe comment. Et si quelqu’un propose un point « en plus », la seule bonne réponse reste : non merci.

 


Ajouter un Commentaire